J’écris


Je suis passionnée par l’écriture.

 

Je ne saurais trop vous dire depuis quand, je pense que cela dépend des points de vue. Pour certains, c’est lorsque j’ai commencé à sentir un attrait pour ce support, soit au début de mon adolescence. J’avais dix ou onze ans, j’écrivais des petits textes que j’espérais poétiques, forts et dramatiques. Des choses qui me passaient par la tête et qui ne révolutionnaient pas le monde. Même si je pensais le contraire. A l’époque.

 

Ou alors, c’est à mes quatorze ans, quand ma prof de français nous a donné un sujet de rédaction si intéressant : « Réécrivez une scène de roman en vous y intégrant en tant que personnage ». Inspirant, envoûtant, j’ai choisi Eragon de Christopher Paolini, et le premier passage qui m’a fait pleurer : la mort de Brom. Une super note pour couronner ce devoir, malgré les fautes d’orthographe. Je me dis que j’ai peut-être un peu de talent, j’aimerais bien le développer, le travailler, voir ce que ça peut donner.

 

Deux ans plus tard, le lycée. Une nouvelle prof de français, passionnante, qui m’offre une nouvelle vision de l’écriture. Elle m’apprend à travailler mes textes, choisir minutieusement mes mots, mes phrases, comment découper une scène et un chapitre. En parallèle, je traîne sur les blogs et tombe sur des histoires en ligne et c’est un nouveau monde qui s’ouvre. Je ne suis pas la seule – bien évidemment que je ne suis pas la seule ! – à être passionnée par l’écriture. Je lis, une fiction après l’autre, une fanfiction par-ci, une seconde par-là. J’ignore si je suis capable de faire pareil, je n’ai jamais écris autant, jamais rédigé d’histoire, jamais créé d’intrigue, de personnage. Jamais. Mais si les autres en sont capable, pourquoi pas moi ? Alors je me lance. C’est maladroit, basique et mécanique, mais c’est la première étape. Je suis fière de moi, me vois comme le-a prochain-e J.K Rowling, même si je sais que ce n’est pas possible et certainement pas le cas. Mais le principal c’est cette sensation qui s’empare de moi. Je frissonne, des picotements dans le dos et sur le bout des doigts, j’adore ça. Je me sens libre et j’ai l’impression de respirer à pleins poumons. C’est magique. Simplement merveilleux. Plus rien ne m’arrêtera.

 

Et rien ne m’a arrêté.

 

Dix ans plus tard, j’écris toujours. J’estime avoir fait de grands progrès autant dans mon style que dans la construction de mes histoires. J‘ai grandi et mes écrits ont grandi avec moi. Je suis devenu-e plus critique, plus intransigeant-e avec moi-même, mais ça me motive à me dépasser, à aller toujours plus loin. Et c’est tellement apaisant. J’adore écrire, je suis toujours autant envoûté-e par cette sensation qui s’empare de moi lorsque je me plonge dans ces histoires. C’est une addiction qui ne fait pas de mal, elle me soulage au contraire. Mes mots remplacent mes maux, me soulagent. Alors, oui, j’écris et je continuerai, parce que j’en ai besoin, parce que j’aime ça, parce que c’est un monde fabuleux dans sans lequel je ne suis plus capable de faire.

 

Et toi ? Raconte-moi ton histoire.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
()
x