Mes projets à venir

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Je vous ai posé la question sur Twitter, il y a quelques jours, et vous avez été quelques uns à être très intéressés pour que je vous présente un peu plus mes différents projets de romans. Pour ce qui est de ceux en cours ou disponibles sur Wattpad, je vous laisse découvrir la page Romans du blog qui les répertorie déjà. Maintenant que c’est dit, voici mes futurs projets :

Quattrocento

Ce roman est mon dernier bébé en date, et probablement le prochain que je vais écrire. Il s’agit d’un roman historique avec full de romance. On y découvrira Lorenzo, Nico, Giulia et Carmen en plein cœur de Florence, en 1494. Oui, oui, en pleine Renaissance, mais surtout en plein fanatisme religieux. C’est un roman dans lequel je tiens à aborder de nombreux sujets, et cela me demande une sacrée préparation en amont. Je croule sous les recherches, mais c’est vraiment passionnant. J’ai hâte de pouvoir vous les présenter !

Les Murs Ebranlés

Ah ce roman… J’en ai parlé vaguement sur Twitter. Enfin, surtout du stress qui m’habite à l’idée de l’écrire. Ce roman c’est une suite/spin off de Les Cris Sourds, mais cette fois concentré sur le personnage de Lex. Il y a encore quelques semaines, je n’étais pas certaine d’écrire un jour une suite de Les Cris Sourds. Je n’avais pas envie d’abandonner ces personnages, mais je n’avais plus rien à raconter. Puis, un jour, Lex s’est mis à chuchoter à mon oreille pour me raconter son histoire. Et quelle histoire ! Dans Les Murs Ebranlés, je vais parler de transidentité. On va parler de Lex, et de Sacha. Au contraire de Les Cris Sourds, la romance ne sera pas qu’un détail dans l’intrigue, on parlera romance, romance et romance. Voilà, c’est dit.

Les Terres d’Iviana

Ici, je m’attaque à un gros morceau. Les Terres d’Iviana est une saga composée de différents romans sur un même univers. Les Yeux de la Lune en font d’ailleurs partit, et Le Crieur, également. Mais il y aura aussi Le Feu des Pierres, La Cité des Abysses, La Légende des Sans Nom et Le Réveil d’Iviana, tous indépendants de la duologie de la Lune, il ne sera donc pas nécessaire de la lire pour comprendre. L’idée de cette saga est née suite à ma réécriture de Les Yeux de la Lune que vous pouvez découvrir sur Wattpad. A force de travailler sur ce projet et sur son univers, j’ai réalisé qu’il me restait énormément de choses à dire sur le continent où se passe l’histoire.


Le Feu des Pierres se déroulera des milliers d’années avant Les Yeux de la Lune. Il s’agira d’exploiter la naissance du continent de l’Iviana et l’apparition de la magie. J’ai déjà commencé à l’écrire, il y a quelques années et j’ai hâte de m’y replonger.


La Cité des Abysse est encore un projet jeune répondant le plus souvent au nom de code Ellorys. Il m’est venu à l’esprit début 2019, et depuis je travaille tranquillement sur la conception de l’univers et de l’intrigue. Une chose est sûre, il sera plus complexe que tout ce que j’ai écris jusqu’à présent. Pour l’instant, cette histoire comprend quelques brouillons de fiches de personnages et de plan. Ainsi que plusieurs scènes clés qui me sont venues à l’esprit et qui composent en partie le début du roman.


La Légende des Sans Nom retracera l’enfance d’un personnage de Les Yeux de la Lune, de fait, il s’agira du seul roman de la saga nécessitant d’avoir lu la duologie de la Lune au complet avant puisqu’il comportera des spoilers à son sujet. Dans tous les cas, voici un petit résumé bricolé :

Les Sans Nom, ce groupe d’homme et de femmes qui tuent les gens qu’on leur demande. Telles des ombres, ils évoluent dans la ville et assassinent sans vergogne. Mais il ne s’agit pas pour eux de simples meurtres sans motif. Bien que la soif de sang soit présente, il s’agit avant tout de justice, mais une chose est certaine : ce sont des mercenaires dangereux. Au fil du temps, la légende des Sans Nom est née. Mais qui sont-ils réellement ?


Et enfin, Le Réveil d’Iviana abordera la question d’une révolution et d’une société matriarcale que j’ai hâte d’exploiter. C’est celui où j’ai le moins de choses à dire pour le moment puisque je suis encore en phase de réflexion, mais je suis pressée de me pencher dessus !

De nos dieux

De nos dieux est une histoire différente de mes autres projets puisque, pour une fois, je m’attaque à de la fantastique. J’ai toujours eu du mal à allier notre monde au surnaturel, du coup, c’est un challenge pour moi. D’autant plus que je vais parler mythologie et de spiritualité. Des sujets, pas forcément simple à aborder, mais sur lesquels j’ai toujours eu envie d’écrire, c’est l’occasion. Ce qui va changer aussi dans ce roman, c’est que je vais m’essayer à un style plus léger. Je ne dirais pas humoristique, parce que ce n’est pas le cas, mais j’espère que ce sera amusant quand même. D’ailleurs, voici un petit synopsis de l’histoire pour vous donner une idée :


Il y a une grande erreur dans toutes ces histoires de religion. Prenez n’importe quel texte, il vous dira que les dieux sont ailleurs. Qu’ils vivent dans un autre monde ou, en tout cas, dans un endroit rarement accessible par les hommes, par les vivants. Ce qui revient le plus souvent, avouons-le, c’est la montagne majestueuse ou le paradis, mais c’est n’importe quoi. Sérieusement, comment on a pu gober ça ? Laissez-moi vous dire une chose : les dieux ne sont pas ailleurs. Ils sont ici, avec nous. Sur terre. Grand mec barbu, dieux de l’Olympe, hindous, bouddhistes et je ne sais quoi d’autre ! Croyez-moi, peu importe en qui ou en quoi vous placez votre foi, les dieux que vous vénérez sont tous parmi nous, sur le plancher des vaches. Ils traînent dans la poussière comme n’importe qui. Mais le pire ! C’est qu’ils ne vivent pas n’importe où, ça non. Evidemment que non. Tous autant qu’ils sont là, ils vivent près de chez moi et, croyez-moi, ça fout un sacré bordel. Au fait, moi c’est Angel. Angel Lhange.

Victoire

Victoire est un autre roman historique dont j’ai eu l’idée il y a presque dix ans, et j’avoue, j’ai honte de le faire attendre ainsi. Mais je ne suis pas prête pour l’écrire, donc je ne force pas les choses. Quoi qu’il en soit, direction la Belle époque pour ce roman aux côtés de Claire, une jeune fille de bonne famille qui se retrouve sans le sous, et qui se retrouve à commettre quelques larcins sous le pseudonyme de la Victoire. Evidemment, tout ne sera pas aussi simple pour Claire qui devra jongler entre deux aspects de sa vie et découvrira quelques secrets qui la mettront en danger. J’ai très envie d’aborder la question du statut des femmes de l’époque et de leur émancipation au travers du personnage de Claire.

Labyrinthe

Et enfin, je me plonge dans le roman onirique et dystopique avec Labyrinthe. Oui, bon, ce n’est pas forcément des genres qu’on voit souvent ensemble, mais pourquoi pas ? Tout comme Victoire, c’est un roman que j’ai depuis longtemps dans mes tiroirs, mais pareil, je ne suis pas encore prête à l’écrire. Mais ça viendra.

Oui, vous pouvez le dire, voici une sacrée liste, et encore, elle n’est pas exhaustive. Je vous ai épargné les idées pas encore assez concrètes pour en parler. J’en ai pour des années, mais c’est ça qu’on aime ! En tout cas, vous remarquerez que je suis une touche à tout : que ce soit les genres, les styles et les thèmes, je m’intéresse à tout.

J’ai adapté la méthode flocon

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La méthode flocon est une technique bien connue d’aide à la préparation d’un roman. Jusqu’à maintenant je ne t’en ai jamais parlé, mais il y a tellement de blogs parlant de cette méthode, tellement d’articles que je préfère te renvoyer à ce lien plutôt que de répéter encore une fois comme tout le monde.

Cependant, pour faire court, la méthode flocon consiste à suivre 10 étapes pour préparer la rédaction d’un roman :

Étape 1 : résumer en une seule phrase simple (15 mots max.) le sujet général du roman. – Étape 2 : résumer l’histoire en un paragraphe de cinq ou six phrases. – Étape 3 : faire une présentation des personnages principaux, non pas des descriptions, mais un résumé de leurs motivations, de leurs fils narratifs et de ce qui va changer chez eux au cours de l’intrigue. – Étape 4 : reprendre le paragraphe de l’étape 2 et faire de chaque phrase un paragraphe complet, aboutissant à un synopsis en une page. – Étape 5 : faire une description et un résumé de l’intrigue, sur une page pour les personnages principaux, plus basique pour les personnages secondaires. – Étape 6 : développer le synopsis de l’étape 4 sur quatre ou cinq pages (1 p/§). – Étape 7 : faire des fiches de personnages complètes, avec background détaillé et synopsis par perso. – Étape 8 : écrire la liste des scènes. – Étape 9 (facultative) : faire une description détaillée de chacune des scènes (+/- 1 ou 2 p/sc.) – Étape 10 : écrire.

Au fil des années, j’ai pu la voir aider les copines d’écriture pour planifier leur prochain roman et c’est vrai que, vu de l’extérieur, elle est vraiment très pratique. Cependant, personnellement, je n’ai jamais pu m’y faire. Ce n’était pas une question de mauvaise volonté, simplement préparer l’histoire à l’avance a toujours su me bloquer plus que m’inspirer du coup j’arrêtais bien vite cette méthode.


Pourtant, récemment, avec les différents blocages que j’ai subi dans l’écriture, j’ai eu envie de retenter le coup. Je n’avais rien à perdre de toute façon. Alors je me suis lancée pour travailler la réécriture de Les Yeux de la Lune, ma saga de fantasy, mais je l’ai adapté à ma sauce. Voici donc les étapes que j’ai suivi :Réflexion avant de commencer :Mon roman étant une duologie, j’ai choisi de suivre la méthode flocon un tome après l’autre. J’ai donc d’abord suivit les étapes 1, 2, 3, 4 et 5 en me concentrant uniquement sur le tome 1. Puis, une fois terminé, j’ai répété ces étapes pour le tome 2. Ce n’est qu’une fois arrivée à la cinquième étape avec le tome 2 que j’ai commencé à travailler les deux tomes simultanément. Avant, tout se mélangeait trop dans ma tête pour que quelque chose de potable sorte de cette méthode. C’était donc nécessaire de fonctionner comme ça. Surtout quand on sait que le tome 2 se découpe en trois arcs narratifs distincts. Un vrai casse-tête, croyez-moi.

Etape 1 : Résumé en une phrase

Jusqu’à présent rien que cette première étape me posait problème. Pourquoi ? Parce que j’ai le syndrome de première de la classe qui veut respecter les consignes à la lettre donc quand je découvre cette étape et que je lis « le mieux c’est de faire une phrase de moins de 15 mots » bah je n’imagine pas faire plus de 15 mots. Sauf que mes phrases en faisaient toujours plus. Et du coup, ça n’allait pas. Donc je recommençais, mais pareil, ça ne marchait pas du coup, machine arrière, mais… Vous voyez le problème ?


Pour cette fois, il a vraiment fallu que je prenne sur moi et que j’accepte de ne pas respecter à la lettre ce qu’on me disait si je voulais avancer. Tout simplement parce que je connaissais déjà le speech complet du roman. Et que cette méthode flocon devait simplement m’aider à découper mes chapitres, pas à préparer mon histoire en intégralité.

Etape 2 : Faire un paragraphe avec cette phrase

Voilà une chose qui n’a pas été si difficile à réaliser. Comme je l’ai dit, connaissant déjà le speech de l’histoire, je n’ai eu aucun mal à résumer la situation initiale, les différentes phrases du roman et la résolution finale. En revanche, LYDLL (diminutif de Les Yeux de la Lune, hein) étant une duologie, je ne voulais pas que cette étape soit sur l’intégralité de l’histoire. Je l’ai donc découpé en deux parties : d’abord le tome 1. Je ne me suis occupée du tome 2 que lorsque j’ai eu terminé la plupart des étapes pour le tome 1. Ensuite, je suis revenue sur le tome 2 à partir de cette étape.  Ça m’a permis de mieux visualiser certains éléments de l’histoire et de voir un premier découpage.

Etape 3 : Place aux personnages

Ayant déjà de nombreuses heures de travail et de rédaction de fiches sur cette saga, je n’ai pas eu trop à faire ici. Les personnages me suivent depuis près de 11 ans alors autant vous dire que je les connais bien. Oui, enfin, je pensais bien les connaître, mais j’ai eu de belles surprises dans cette étape. Cependant, ils avaient déjà tous leur fiche personnelle, du genre que l’on retrouve à l’étape 7 dans la méthode de base, je me suis donc contentée de remplir un petit formulaire pour les comprendre encore mieux :


Nom du personnage
Motivations : ce dont iel rêve, ce à quoi iel aspire, ce qui le/la pousse à agir

Son but : ce qu’iel veut atteindre

Ses obstacles : ce qui l’en empêche

Son épiphanie : ce qui l’aide, ce qui le/la fait grandir et évoluer.

J’ai également réalisé un petit tableau à 4 colonnes : Nom du personnage – Situation initiale – Situation à la fin du tome 1 – Situation à la fin du tome 2. Ce tableau que j’ai rempli succinctement me permet de voir l’avancée des personnages et d’avoir encore une fois quelques surprises et je trouve cela bien pratique. Au moins, je sais où ils vont.

Etape 4 : Développer

Ici, il faut repartir en arrière et reprendre le paragraphe de l’étape 2 pour en faire un bon gros résumé de son histoire et je m’y suis pliée sans rien changer. Pour chaque phrase de l’étape 2, j’ai écrit un ou deux paragraphes résumés de l’histoire. Il est vrai que cette étape est longue et j’avoue que lorsque je m’y suis attelée pour le tome 2, j’ai bien failli m’arracher les cheveux. Comme je l’ai dit, avec 3 arcs narratifs différents, c’est vite compliqué de s’y retrouver, mais j’ai vaincu !


Puis même si c’est une étape difficile, c’est grâce à elle que j’ai compris ce qui clochait dans mon histoire et rendait mon premier tome plat et ennuyeux, puisqu’en résumant, j’ai réalisé que je centrais l’histoire davantage sur un seul personnage, délaissant les autres qui ont pourtant une importance capitale à l’histoire. Avec ce résumé, j’ai du coup remarqué à quel point les deux tomes étaient inégaux et j’ai commencé à réfléchir à comment changer tout ça, sans pour autant commencer à le faire.  Etape intermédiaire : Lister ses idées


Il y a une chose que la méthode flocon « traditionnelle » nous pousse à faire (et de toute façon c’est impossible de ne pas le faire je pense), c’est de ne pas hésiter à revenir en arrière lorsqu’on a de nouvelles idées que ce soit sur ses personnages, l’intrigue, etc. Personnellement, ce sont surtout des idées de scènes que j’aimerais inclure à l’histoire qui ont poppé dans mon esprit tout au long de la préparation. J’ai donc noté toutes ces idées sur une feuille à part pour ne pas les oublier en attendant de me pencher sur la question. Cette étape est vraiment à faire absolument partout, dès que l’idée arrive, vous la notez et reprenez votre méthode, que ce soit pendant l’étape 2, la 5 ou la 3, vous notez. Ça aide pour plus tard, en plus. 


Etape 5 : Peaufiner

Dans la méthode flocon, c’est ici qu’il faut normalement se concentrer un peu plus sur ses personnages, leur faire de gros résumés explicatifs, etc. Mais je l’ai dis et je le répète, j’avais déjà mes fiches complètes. J’ai donc décidé de me créer ma propre étape directement en lien avec l’étape 4.


J’ai donc peaufiné mon résumé, mais en parlant des autres personnages. Ici, le tome 2 ne m’a pas posé tant de problème que ça puisque c’était surtout le premier qui était vide à mon sens. J’ai pris mon temps pour replacer chaque personnage, pour poser quelques intrigues secondaires et détailler un peu plus mon résumé de l’étape 4.


Etape 6 : Détailler encore et toujours

C’est ici que j’ai commencé à ajouter mes idées de scènes à mon résumé, mais pas tout. En fait, cette étape sert encore et toujours à peaufiner, à détailler et à sculpter. En adaptant la méthode pour mon histoire et moi, il s’est avéré que les étapes 4, 5 et 6 se confondaient un peu puisqu’il s’agit toujours de la même chose. Cependant, je me suis forçais à ne pas dépasser un certain seuil de détails dans l’étape 4 et l’étape 5 : le but était de venir petit à petit à mon résumé détaillé. Et l’étape 6 en était la fin, ou presque.

Etape 7 : Fiches, fiches, fiches, fiches, fiches

Ici, une étape que j’ai complètement zappé parce que devinez quoi ? Yep, je l’avais déjà fait avant de commencer l’étape flocon. Ici l’idée est de faire les fiches de personnages : biographie, carte d’identité, caractère, physique, philosophie, etc, etc. Moi c’était déjà fait. Tout comme celles des lieux et autres choses importantes. Du coup, j’ai sauté cette étape.

Etape 8 : On découpe !

Et nous voilà à l’étape que j’attendais et où je savais que j’allais morfler ma race. Oui, c’est l’heure de découper son résumé en chapitre. Ma hantise, mon enfer personnel, mon fléau. Heureusement, comme il s’agit d’une réécriture, j’avais déjà un prédécoupage, j’avais d’autres idées et mon résumé détaillé et peaufiné jusqu’à plus soif m’aidait à y voir un peu plus clair. Mais il y avait encore des zones de blanc et un sacré boulot à faire. C’est à ce moment là que j’ai eu besoin de faire une pause et d’aller dormir.

Aveux : La méthode flocon se fait généralement en plusieurs jours. J’ai commencé l’étape 1 à 16h et ai enchaîné jusqu’à l’étape 7 jusqu’à 1h du matin. Avec quelques pauses, mais du coup, je ne me sentais pas de taille à attaquer le plan aussitôt. J’ai donc décidé d’aller dormir et de commencer une seconde journée de planification sur de bonnes bases. Mais, wait a second, il faut savoir que si j’ai pu faire les 7 premières étapes en seulement quelques heures, c’est aussi parce que je connaissais mon histoire et que je n’ai pas eu besoin de faire plus d’heures. Mais c’est mon cas à moi, vous prenez le temps qu’il vous faut pour chaque étape ! 


Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, j’ai donc repris ma méthode et l’étape 8. J’ai sortit ma liste de scène, mon plan ultra détaillé de l’étape 6 et j’ai fait un tableau : Chapitre, POV, Que s’y passe-t-il, lieu, date. Et j’ai rempli.


J’ai commencé par quelques scènes que je savais déjà où placer, j’ai ajouté d’autres trucs, des détails à mon résumé, de nouvelles scènes, de nouveau chapitre, de nouveau POV, j’ai ouvert ma chronologique (faite biiiiien avant la méthode) et j’ai ajouté les dates, ajouté des scènes, détaillé et peaufiné encore et toujours jusqu’à ce que je me satisfasse d’un plan. 


Cependant, j’ai quand même laissé des zones de blanc, des moments où je ne savais pas encore trop et où je me suis dis « on verra ». Des chapitres résumés en rapidos, en quelques mots, parce que c’est encore flou, que ça viendra plus tard et ainsi de suite.

Etape 9 et 10

Ecrire, reprendre mon plan, changer un truc, écrivez, laisser faire mes personnages et écrire… Repeat.


Les Yeux de la Lune : Comment tout a commencé ?

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La duologie Les Yeux de la Lune a vu le jour en 2009 à la suite d’un projet scolaire qui a tout de suite fait vriller mon imagination. Il s’agissait d’une « campagne » pour aborder le sujet des maltraitances et des violences dans le monde. Le support était libre et, bien évidemment, je me suis lancée dans la rédaction d’une nouvelle en abordant le sujet de la maltraitance infantile.

 



 

Ce fut une évidence pour moi de me tourner vers ce sujet en particulier puisque je m’étais retrouvée indirectement victime de cette horreur : ma meilleure amie, vivant en famille d’accueil, était la victime directe de cette violence. Nous avions passé des années à dénoncer ces faits, mais du haut de nos treize ans, nous nous sommes confrontés à des adultes nous traitant de menteuses. Personne ne nous écoutait. Il fallait dire que, sur le papier et lorsqu’on les rencontrait, la famille de mon amie était absolument parfaite, attentionnée et bienveillante. C’est à cette époque que j’ai appris qu’il ne fallait jamais jugé un livre à sa couverture. Alors quand, arrivées au lycée, les maltraitances qu’elle subissait ont enfin été découvertes et que je me suis retrouvée avec ce projet scolaire, je n’ai pas eu à réfléchir bien longtemps. C’était comme une revanche pour prouver qu’on aurait dû nous écouter. Je voulais montrer qu’on ne savait jamais ce qui se cachait derrière les portes de chaque maison.

 

 

Ainsi, je posais les premiers mots de cette histoire. Le personnage d’Ashley, son frère adoptif Yann et leurs parents monstrueux sont nés. J’avais dit ce que j’avais à dire et je ne comptais pas aller plus loin.

 

 

Sauf que très rapidement Ashley et Yann ont commencé à me hanter. Je pensais à eux constamment et ils me partageaient leur histoire, m’implorant de ne pas les laisser là, seuls et sans défense. Alors j’ai creusé et ils ont commencé à avoir une vie, un passé, mais surtout ce que je n’avais pas prévu : un avenir. J’avais envie de raconter leur fuite, de leur offrir des jours meilleurs et ce qui n’était qu’une simple nouvelle devint le premier chapitre de Les Yeux de la Lune. Pour dire vrai, Les Yeux de la Lune n’était pas le premier titre que j’avais donné à cette histoire, mais je n’ai plus le moindre souvenir de ce que c’était. Je peux cependant vous assurer que c’était un titre en anglais et bateau à souhait ! Puis mon attrait pour l’imaginaire et le merveilleux est venu se mêler à ça. J’étais fan de Pierre Bottero, de Eragon et du Seigneur des Anneaux, je voulais écrire de la fantasy comme ces oeuvres qui me faisaient rêver. Alors j’ai ajouté de la magie, un autre monde, j’ai crée une intrigue et j’ai écris, écris, encore et encore. Un univers complet a vu le jour. Des petits détails innocents qui sont devenus essentiels.

 

 

En trois ans, j’ai écrit l’entièreté du premier tome. Du moins le premier jet. Après cela il m’a fallut deux ans de plus pour écrire le second tome. Entre temps, je postais en ligne, j’ai trouvé quelqu’un pour tout lire et tout corriger. C’était bateau, cliché au possible, mais j’étais fière de moi. Fière d’être arrivée au bout et ça me suffisait. Puis j’ai laissé LYDLL dans un coin, j’ai commencé à travailler sur autre chose, sauf mon esprit revenait toujours vers LYDLL.

 

 

Au fil des années, je suis très souvent revenue sur cette saga. J’ai changé des passages entiers tout en gardant le même filon. Cette histoire grandissait avec moi. Je devenais plus adulte, plus mature et j’avais besoin de la transformer en même temps, qu’elle me ressemble. Une partie de moi savait que ce n’était pas fini : je n’avais pas dit tout ce que j’avais à dire sur cette histoire. Quelque chose me disait que je n’avais pas assez exploité les personnages et mon univers. Alors, petit à petit, je m’y suis consacrée. Quelques mois par-ci, quelques mois par-là. Je changeais toujours plus de choses, j’y revenais constamment, jamais satisfaite.

 

 

Puis, enfin 2019.

 

 

Dix ans après les premiers mots, les premières idées, je comprenais enfin : il fallait que je prenne un autre chemin.

 

 

Ces années aux côtés de Ashley et de Yann m’avaient permis d’apprendre à me connaître tout autant qu’eux, de savoir de quoi j’étais capable, de prendre confiance en moi. Ils m’avaient aidé à y voir clair, à faire le tri. Et maintenant, ils voulaient que je leur rende justice. Alors j’ai tout repris, depuis le début.

 

 

C’est un travail long et fastidieux. Je doute très souvent, je me décourage, mais je sais qu’à force j’arriverais à faire que cette histoire soit à la hauteur de ces personnages. Je leur dois bien ça.

Son rapport à l’écriture

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Il y a quelques temps, je discutais avec une personne que je connais. Il s’agit d’un homme (appelons-le J-C) âgé de plus de 70 ans, qui vient d’achever l’écriture de son roman et qui cherche à le publier. Ce manuscrit, que j’ai lu, est extrêmement particulier et poignant. Relatant l’histoire difficile de sa fille aujourd’hui décédée, c’est un roman que j’ai eu beaucoup de mal à lire, mais qui est aussi incroyable et qui, pour moi, mérite grandement de se retrouver entre les mains de potentiels lecteurices.

 

 

Ainsi, au fil du travail de dactylographie que je l’ai aidé à réaliser, nous avons beaucoup parlé écriture et c’est alors qu’il m’a avoué que, pour lui, l’écriture était une torture, qu’il n’y prenait aucun plaisir. Autant vous dire que je l’ai regardé avec des yeux ronds comme des soucoupes.

 

 

Depuis toujours et jusqu’à cet instant, je ne m’étais jamais dis que chaque auteurice pouvait avoir un rapport différent avec l’écriture. Pourtant, cela va de soit. Plus il y a d’auteurices, plus il y a de relations et de sentiments différents face à cette activité, mais jamais je n’avais imaginé que cela puisse être une torture. Une passion, oui. Une prise de tête, certes. Mais une torture ? Impensable ! Et pourtant.

 

 

Et c’est alors que je me suis demandée : et moi ? Quel est mon rapport à l’écriture ?

 

 

Pendant des années, tout au début où j’ai commencé à coucher des histoires sur papier, je pense que j’avais surtout l’impression de faire comme tout le monde. C’était « à la mode » d’écrire quand on arrive à l’adolescence et je voulais faire partit de cette élite. J’avais quinze ans et je ne comprenais pas encore que faire comme tout le monde ce n’était pas forcément une bonne chose. Alors j’écrivais. C’était vide de sens et d’originalité, mais j’écrivais et je me sentais bien.

 

 

Et puis le temps à passé. Les années écoulées et, peu à peu, je m’éloignais de cette idée d’effet de mode. Tout ce que je voulais c’était écrire, partout, tout le temps. J’en parlais de moins en moins, parce que je n’avais pas besoin de le crier au monde entier. J’en parlais de moins en moins, parce que c’était mon truc à moi, finalement. Je me sentais bien et je refusait que quelqu’un vienne me détruire cette bulle paisible

 

 

Aujourd’hui, j’ai 26 ans. Cela fait plus de dix ans que j’écris, que j’écris vraiment. Avec mes tripes, avec mon cœur, avec ma tête. Aujourd’hui, il ne se passe pas un jour où je peux rester loin de mon clavier et de mes personnages. Pour moi, écrire est devenu aussi nécessaire que respirer. Voilà une phrase bien clichée, je l’admets, mais elle n’en demeure pas moins vraie ! Ecrire, m’a beaucoup aidé, pendant ces années entre adolescence et vie d’adulte où je me suis cherché-e. Ça m’a aidé lorsque je me suis retrouvée seul-e, sans personne à qui me confier, la tête en vrac. Ça m’aide, jour après jour, à mettre de l’ordre dans mes idées et dans ma vie.

 

 

Je me souviendrais toujours de ce que une de mes meilleures amies m’a dit un jour : « Je sais que tu vas vraiment mal quand tu es incapable de me parler écriture. « 

 

 

Et c’est justement ça, mon rapport à l’écriture. Tant que j’écris, j’arrive à gérer tout le reste, parce que l’écriture m’aide. Quand je n’arrive pas à aligner deux phrases, c’est la sonnette d’alarme qui retentit. Et c’est ça mon rapport à l’écriture, ce besoin vital de me plonger dans ma bulle et de ne plus en sortir. Appelez-moi autant que vous le voudrez, si je suis en train d’écrire, le monde peut s’écrouler à mes pieds.

 

 

Alors forcément, quand J-C m’a avoué ne prendre aucun plaisir à écrire, j’ai eu envie de lui répondre : Alors pourquoi le faire ? Et c’est là que j’ai compris. Ecrire n’est pas une question de pourquoi, mais de pourquoi pas. Peu importe qu’on aime ça ou pas, l’important est d’être en accord avec soi et écrire parce qu’on le veut. 

 

 

Et toi ? Quel est ton rapport à l’écriture ?

Les Cris Sourds en musique

Un commentaire sur Les Cris Sourds en musique

Pendant l’écriture d’un roman, j’écoute souvent de la musique.



Enfin, non. J’écoute souvent une musique. Une seule, qui tourne en boucle du début à la fin. Ce n’est qu’à la réécriture que je commence à écouter autre chose. C’est là que la playlist commence à naître.


Mais trêve de blabla inutile.


Voici la playlist de Les Cris Sourds.

J’écris

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Je suis passionnée par l’écriture.

 

Je ne saurais trop vous dire depuis quand, je pense que cela dépend des points de vue. Pour certains, c’est lorsque j’ai commencé à sentir un attrait pour ce support, soit au début de mon adolescence. J’avais dix ou onze ans, j’écrivais des petits textes que j’espérais poétiques, forts et dramatiques. Des choses qui me passaient par la tête et qui ne révolutionnaient pas le monde. Même si je pensais le contraire. A l’époque.

 

Ou alors, c’est à mes quatorze ans, quand ma prof de français nous a donné un sujet de rédaction si intéressant : « Réécrivez une scène de roman en vous y intégrant en tant que personnage ». Inspirant, envoûtant, j’ai choisi Eragon de Christopher Paolini, et le premier passage qui m’a fait pleurer : la mort de Brom. Une super note pour couronner ce devoir, malgré les fautes d’orthographe. Je me dis que j’ai peut-être un peu de talent, j’aimerais bien le développer, le travailler, voir ce que ça peut donner.

 

Deux ans plus tard, le lycée. Une nouvelle prof de français, passionnante, qui m’offre une nouvelle vision de l’écriture. Elle m’apprend à travailler mes textes, choisir minutieusement mes mots, mes phrases, comment découper une scène et un chapitre. En parallèle, je traîne sur les blogs et tombe sur des histoires en ligne et c’est un nouveau monde qui s’ouvre. Je ne suis pas la seule – bien évidemment que je ne suis pas la seule ! – à être passionnée par l’écriture. Je lis, une fiction après l’autre, une fanfiction par-ci, une seconde par-là. J’ignore si je suis capable de faire pareil, je n’ai jamais écris autant, jamais rédigé d’histoire, jamais créé d’intrigue, de personnage. Jamais. Mais si les autres en sont capable, pourquoi pas moi ? Alors je me lance. C’est maladroit, basique et mécanique, mais c’est la première étape. Je suis fière de moi, me vois comme le-a prochain-e J.K Rowling, même si je sais que ce n’est pas possible et certainement pas le cas. Mais le principal c’est cette sensation qui s’empare de moi. Je frissonne, des picotements dans le dos et sur le bout des doigts, j’adore ça. Je me sens libre et j’ai l’impression de respirer à pleins poumons. C’est magique. Simplement merveilleux. Plus rien ne m’arrêtera.

 

Et rien ne m’a arrêté.

 

Dix ans plus tard, j’écris toujours. J’estime avoir fait de grands progrès autant dans mon style que dans la construction de mes histoires. J‘ai grandi et mes écrits ont grandi avec moi. Je suis devenu-e plus critique, plus intransigeant-e avec moi-même, mais ça me motive à me dépasser, à aller toujours plus loin. Et c’est tellement apaisant. J’adore écrire, je suis toujours autant envoûté-e par cette sensation qui s’empare de moi lorsque je me plonge dans ces histoires. C’est une addiction qui ne fait pas de mal, elle me soulage au contraire. Mes mots remplacent mes maux, me soulagent. Alors, oui, j’écris et je continuerai, parce que j’en ai besoin, parce que j’aime ça, parce que c’est un monde fabuleux dans sans lequel je ne suis plus capable de faire.

 

Et toi ? Raconte-moi ton histoire.

Être satisfait de ce qu’on écrit

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Quand on écrit, quel que soit le format, on se révèle assez souvent négatif sur ce qu’on a produit. Entre les fautes toutes bêtes qu’on se sent ridicule d’avoir fait ou simplement parce qu’on trouve le contenu plat, banal ou sans intérêt, il est très difficile de ne pas se laisser aller aux doutes. Personnellement, je suis rarement satisfaite de mon travail. Je doute constamment, j’ai souvent de grosses baisses de moral qui me donnent envie d’abandonner, mais je ne me laisse plus abattre par ces moments parce que j’ai compris une chose : écrire ça s’apprend tous les jours.

 

 

Je suis la première victime de mon exigence, mais pour apprendre à écrire il faut d’abord apprendre à arrêter de se mettre la pression. On voudrait tous que tout soit parfait dès le début (et pas seulement dans le domaine de l’écriture d’ailleurs), mais il faut bien comprendre que ce n’est pas possible.

 

 

L’écriture est un exercice difficile pour lequel il faut s’entraîner régulièrement. Au fil du temps, on apprend à ne plus faire certaines erreurs et on améliore sa plume, mais alors d’autres faiblesses apparaissent. Je dois bien avouer que c’est horriblement frustrant, mais dis-toi que c’est un peu comme les sportifs de haut niveau. Ils s’entraînent, encore et encore, pour s’améliorer. Au fur et à mesure, ils gagnent en force, en agilité, en précision… mais quand bien même ils s’entraînent tous les jours, ils font toujours des erreurs. Seulement, ce ne sont pas les mêmes qu’au début et ils s’améliorent encore et encore. Être auteur-rice, c’est pareil. On s’améliore au jour le jour, sans jamais arrêter d’apprendre. C’est la première chose à intégrer pour être satisfait de son travail.

 

 

Bon, d’accord, cela ne fait pas tout. Evidemment, il a des jours où quoi qu’on fasse, on reste dans notre négativité, on a envie de tout effacer parce que de toute façon « c’est nul » et « je ne sais rien faire ». Dans ces moments-là, éloigne-toi simplement. Prends un grand bol d’air frais, changes-toi les idées et détends-toi. Ça ne sert à rien de se forcer lorsque la tête n’y est pas. Tu ne réussiras qu’à te dégoûter de ton travail et ce n’est pas le but recherché.

 

 

Mais lorsque la crise est passée, il faut rechercher les points positifs. Personnellement, dans ces cas-là, j’ai une petite liste de questions que je me pose pour remettre les choses un peu en perspective :

 

 

Ais-je pris plaisir à écrire ce passage ?Si oui, alors c’est déjà un énorme bon point. Quand on prend plaisir à faire quelque chose, ça ne peut pas être mauvais. Il faut juste le retravailler. Si non, ce n’est pas grave. Il n’y a pas mort d’homme, une relecture intensive peut suffire pour savoir ce qui nous en a empêché. Sinon le reste des questions peuvent aider à comprendre le pourquoi du comment. 

 

 

Est-ce que ça vient du texte ou de moi ? Le but est vraiment de définir ce qui n’a pas été pendant qu’on a écrit cette scène. Quand on écrit sans être emporté par son texte pour x et diverses raisons, cela joue beaucoup sur notre satisfaction. On a toujours des pensées parasites qui nous encombrent au quotidien et quoi qu’on fasse elles restent tapies dans l’ombre et influent sur tout ce qu’on fait. Essaye de voir si ça n’a pas joué pendant l’écriture.

 

 

Qu’est-ce qui me plaît ou ne me plaît pas dans ce passage ? Là c’est le moment de faire un tableau POUR OU CONTRE et noter tous les détails du texte qui font qu’on est content ou non. Ça nous permet de savoir ce qui faut retravailler. Souvent, pour répondre à cette question je passe par plusieurs étapes : Est-ce que je trouve la scène bien construite, est-ce qu’il y a toutes les infos que je voulais donner, les détails que je voulais préciser, est-ce qu’on ne se mélange pas les pinceaux entre les personnages, les évènements, est-ce que l’action va trop vite ou pas assez, etc, etc.

 

 

Le but est vraiment de faire un état des lieux du passage qui nous déplaît et ainsi arriver au moment où on se dit : Bah tu vois, c’est pas si mal, en fin de comptes ! Quoi qu’il en soit, ce que je veux dire c’est qu’il faut garder bien en tête que rien de ce que tu fais est nul. Il faut juste savoir trouver du bon dans ce qu’on pense mauvais. C’est la première étape pour être satisfait de ce qu’on écrit.