Fun fact Les Yeux de la Lune

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En presque douze ans, il s’en est passé des choses pour Les Yeux de la Lune. Je ne compte plus les nuits à douter et me poser des questions, à rêver et imaginer des choses impossibles et improbables, tous ces moments où j’ai ris toute seule dans ma chambre en ayant des idées folles, les commentaires de mes bêta-lectrices et de mes lecteurs, leur réactions, les différentes étapes de création… Au fil des années, cela a donné lieu à de drôles de situations et des souvenirs que je chéris, et je me retrouve avec moult petites anecdotes que j’avais très envie de vous partager. En voici une petite sélection :

Imagine, il y a huit ans, je viens de terminer l’écriture du tome 1 et une de mes amies (et seules lectrices de l’époque) me demande les derniers chapitres pour s’occuper lors de son heure de permanence. Désirant un avis sur la fin de ce premier tome, je m’empresse de lui imprimer et de lui donner… Qu’est-ce que j’ai pu rire lorsque, en sortant de cours, elle s’est mise à me courir après dans tout le lycée tellement elle m’en voulait. J’étais écroulée de rire, et tout le monde se demandait quelle mouche nous avait piqué.

La seule personne n’ayant jamais lu les deux tomes (premiers jets), il y a 7 ans, m’affirme encore aujourd’hui qu’elle ne s’est toujours pas remise de la fin (un peu comme moi et Avengers : Endgame. Comment ça s’est hors sujet ?). C’est au point où elle a raconté la fin à son compagnon pour lui prouver à quel point elle était bouleversée et que ce dernier ait dit que c’était une fin géniale. Je ne sais pas si c’est le cas, mais depuis ils me rangent dans la catégorie des auteurices sadiques détesté.e.s par leurs lecteurices… Mais ça va, je le vis bien :p

Au départ, il devait y avoir un triangle amoureux *vomit* Oui, oui, vous avez bien entendu. Pour ma défense, lorsque j’ai créé cette histoire, j’étais en plein dans l’adolescence, bercée par la saga Twilight et les histoires d’amour clichées à l’eau de rose et aux relations toxiques. Faut pas m’en vouloir. Heureusement, j’ai très vite rectifié le tir.

Le nom Léandril est le résultat d’un défi lancé par une copine de lycée. Je construisais tranquillement mon monde, dessinait ma carte, en permanence, en sa compagnie. Quand il a fallu que je trouve un nom pour ce monde si particulier sauf que là : trou noir. Je n’avais aucune idée quand elle m’a sorti « et si tu l’appelais comme moi ? » ne pensant pas que je la prendrais au mot. Léa a donc sa place dans cette histoire et je dirais même qu’elle est le personnage le plus important. Ce jour-là, Léandril est né.

Je ne supporte pas le personnage de Loralia. Genre vraiment pas, j’ai envie de la gifler. Un peu moins dans la réécriture, mais elle est comme ça et elle reste attachante, à sa manière. Mais je la hais. Clairement, IRL, on ne serait pas amies toutes les deux.

Galdor, Yane et Gédric sont mes chouchous. Oui, vous avez bien entendu 🙂

Gédric est la version imaginaire de mon meilleur ami, aujourd’hui décédé. Je voulais lui rendre hommage et je trouve que j’ai réussi.

La fin de la duologie est la seule chose qui n’a jamais changé, malgré les 5 réécritures de l’histoire, malgré les demandes pour changer la fin, malgré les incertitudes… La fin n’a jamais changé et ne changera jamais.

Et voilà pour les quelques petites anecdotes concernant Les Yeux de la Lune. J’en ai d’autres, mais je vous les garde au chaud pour un autre article de ce genre 🙂 Que de souvenirs ! J’en aurais presque la larme à l’œil en repensant à toutes ces choses. En tout cas, il n’y a pas à dire, LYDLL c’est une sacrée aventure, que ce soit pour mes personnages ou pour moi !

Les Yeux de la Lune : Comment tout a commencé ?

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La duologie Les Yeux de la Lune a vu le jour en 2009 à la suite d’un projet scolaire qui a tout de suite fait vriller mon imagination. Il s’agissait d’une « campagne » pour aborder le sujet des maltraitances et des violences dans le monde. Le support était libre et, bien évidemment, je me suis lancée dans la rédaction d’une nouvelle en abordant le sujet de la maltraitance infantile.

 



 

Ce fut une évidence pour moi de me tourner vers ce sujet en particulier puisque je m’étais retrouvée indirectement victime de cette horreur : ma meilleure amie, vivant en famille d’accueil, était la victime directe de cette violence. Nous avions passé des années à dénoncer ces faits, mais du haut de nos treize ans, nous nous sommes confrontés à des adultes nous traitant de menteuses. Personne ne nous écoutait. Il fallait dire que, sur le papier et lorsqu’on les rencontrait, la famille de mon amie était absolument parfaite, attentionnée et bienveillante. C’est à cette époque que j’ai appris qu’il ne fallait jamais jugé un livre à sa couverture. Alors quand, arrivées au lycée, les maltraitances qu’elle subissait ont enfin été découvertes et que je me suis retrouvée avec ce projet scolaire, je n’ai pas eu à réfléchir bien longtemps. C’était comme une revanche pour prouver qu’on aurait dû nous écouter. Je voulais montrer qu’on ne savait jamais ce qui se cachait derrière les portes de chaque maison.

 

 

Ainsi, je posais les premiers mots de cette histoire. Le personnage d’Ashley, son frère adoptif Yann et leurs parents monstrueux sont nés. J’avais dit ce que j’avais à dire et je ne comptais pas aller plus loin.

 

 

Sauf que très rapidement Ashley et Yann ont commencé à me hanter. Je pensais à eux constamment et ils me partageaient leur histoire, m’implorant de ne pas les laisser là, seuls et sans défense. Alors j’ai creusé et ils ont commencé à avoir une vie, un passé, mais surtout ce que je n’avais pas prévu : un avenir. J’avais envie de raconter leur fuite, de leur offrir des jours meilleurs et ce qui n’était qu’une simple nouvelle devint le premier chapitre de Les Yeux de la Lune. Pour dire vrai, Les Yeux de la Lune n’était pas le premier titre que j’avais donné à cette histoire, mais je n’ai plus le moindre souvenir de ce que c’était. Je peux cependant vous assurer que c’était un titre en anglais et bateau à souhait ! Puis mon attrait pour l’imaginaire et le merveilleux est venu se mêler à ça. J’étais fan de Pierre Bottero, de Eragon et du Seigneur des Anneaux, je voulais écrire de la fantasy comme ces oeuvres qui me faisaient rêver. Alors j’ai ajouté de la magie, un autre monde, j’ai crée une intrigue et j’ai écris, écris, encore et encore. Un univers complet a vu le jour. Des petits détails innocents qui sont devenus essentiels.

 

 

En trois ans, j’ai écrit l’entièreté du premier tome. Du moins le premier jet. Après cela il m’a fallut deux ans de plus pour écrire le second tome. Entre temps, je postais en ligne, j’ai trouvé quelqu’un pour tout lire et tout corriger. C’était bateau, cliché au possible, mais j’étais fière de moi. Fière d’être arrivée au bout et ça me suffisait. Puis j’ai laissé LYDLL dans un coin, j’ai commencé à travailler sur autre chose, sauf mon esprit revenait toujours vers LYDLL.

 

 

Au fil des années, je suis très souvent revenue sur cette saga. J’ai changé des passages entiers tout en gardant le même filon. Cette histoire grandissait avec moi. Je devenais plus adulte, plus mature et j’avais besoin de la transformer en même temps, qu’elle me ressemble. Une partie de moi savait que ce n’était pas fini : je n’avais pas dit tout ce que j’avais à dire sur cette histoire. Quelque chose me disait que je n’avais pas assez exploité les personnages et mon univers. Alors, petit à petit, je m’y suis consacrée. Quelques mois par-ci, quelques mois par-là. Je changeais toujours plus de choses, j’y revenais constamment, jamais satisfaite.

 

 

Puis, enfin 2019.

 

 

Dix ans après les premiers mots, les premières idées, je comprenais enfin : il fallait que je prenne un autre chemin.

 

 

Ces années aux côtés de Ashley et de Yann m’avaient permis d’apprendre à me connaître tout autant qu’eux, de savoir de quoi j’étais capable, de prendre confiance en moi. Ils m’avaient aidé à y voir clair, à faire le tri. Et maintenant, ils voulaient que je leur rende justice. Alors j’ai tout repris, depuis le début.

 

 

C’est un travail long et fastidieux. Je doute très souvent, je me décourage, mais je sais qu’à force j’arriverais à faire que cette histoire soit à la hauteur de ces personnages. Je leur dois bien ça.